
Yurugu, invisible lines
Projection du film expérimental Yurugu explorant images et fractures du colonialisme à travers la découpe et la mémoire visuelle
Un homme dépèce une carcasse de bœuf, et livre en travaillant une méditation sur la mécanique et la finitude de l’existence humaine. La séquence suivante montre des images d’une reconstitution de la conférence de Berlin, durant laquelle les puissances européennes se partagèrent l’Afrique en 1885, projetée sur des monuments coloniaux. Le parallèle entre découpe d’un animal et conquête coloniale est établi.
L’image, triturée, superposée, réanimée, se fait incarnation visuelle des fractures qu’elle dépeint, et surgissement d’une histoire réactivée au sein du présent. Communautés désormais séparées par une frontière, terrains traditionnellement communaux, humains et animaux… une exploration jusque dans les textures des images et des récits des multiples divisions créées par le colonialisme.
















