
Champ
Par le biais d’une chorégraphie épurée et de pièces musicales qui favorisent l’immersion, «Champ» donne à voir le charme diffus d’une danse au plus près du réel.
Champ Marion Baeriswyl et D.C.P Du mardi au jeudi 20h, vendredi et samedi 19h, dimanche 18h, lundi relâche Conception Marion Baeriswyl et D.C.P Chorégraphie Marion Baeriswyl Composition musicale et interprétation live D.C.P Danse Aïcha El Fishawy, Laura Gaillard, Timéa Lador, Erin O’Reilly, Simon Ramseier et Luisa Schöfer Scénographie Mélissa Rouvinet Création lumière et direction technique Hugo Cahn Costumes Marie Bajenova Regards extérieurs en cours Dialogue scientifique Johanna Marin Carbonne et Alice Bosco Santos Administration et production déléguée Maël Chalard Diffusion Atprodcultural Des corps raccords Au milieu de la débâcle humaine, «Champ» donne corps à une possible réconciliation avec notre environnement. Une proposition qui laisse un sentiment d’accomplissement, intrinsèque au rythme patient de sa genèse. Prendre le temps du vivant. En observer attentivement les imbrications, les arborescences, les connections. Du lichen, Marion Baeriswyl et D.C.P avaient tiré un précédent spectacle où les corps communiquaient sur le mode symbiotique. Pour «Champ», la chorégraphe et le musicien reprennent leur exploration organique en s’inspirant cette fois-ci des stromatolites, ces roches crées par des conglomérats de bactéries qui vivent en communauté et en complémentarité. S’il est question de groupe dans le spectacle, c’est pour en saisir les mouvants contours, en exprimer les enjeux et en déterminer les limites. Qu’est-ce qui fait groupe? Comment faire groupe sans hiérarchie? Quelle empreinte le groupe laisse-t-il sur l’individu? La danse s’affirme alors comme un champ d’hypothèses qui est aussi un champ optique, l’invisible devenant visible. Tissant un délicat réseau d’interactions parcouru d’infimes variations, le spectacle questionne sur les modes de faire monde et de faire commun. Par le biais d’une chorégraphie épurée et de pièces musicales qui favorisent l’immersion, «Champ» donne à voir le charme diffus d’une danse au plus près du réel. Danse organique qui, par sa lenteur maîtrisée, s’inscrit dans une résistance active à l’anthropocentrisme.









