Ouverture Nocturne: Les Noces de Coquelicot
Réunissant sous le titre Les Noces de Coquelicot les artistes Anna Bonadé, Clément Davout, Théodore Deleplace, Charlotte Delval, Léo Fourdrinier, Théo Guezennec, Arthur Marie, Lou Parisot, Théophile …
Réunissant sous le titre Les Noces de Coquelicot les artistes Anna Bonadé, Clément Davout, Théodore Deleplace, Charlotte Delval, Léo Fourdrinier, Théo Guezennec, Arthur Marie, Lou Parisot, Théophile Péris et Amalia Vargas, sur une invitation du commissaire d’exposition Jocelyn Moisson et du Confort Moderne \- Du 22 mai au 2 août 2026, l’exposition Les Noces de Coquelicot unit dans l’Entrepôt, la galerie et la galerie jardin du Confort Moderne, les œuvres et pratiques de dix lauréat·e·s des programmes d’accompagnement de jeunes diplômé·e·s ouverts entre l’ésam, École supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg, l’eesi, École européenne supérieure de l’image Poitiers/Angoulême et le Confort Moderne. Partagée entre les trois premières sessions de l’ésam, la première session de l’eesi et faisant suite à l’invitation de deux nouvelles·aux résident·e·s, l’exposition propose moins de constituer un tout objectifiable et assujetti à un seul discours, que de réaffirmer huit ans après le début du programme, l’engagement du Confort Moderne auprès des écoles d’art et des résident·e·s des programmes passés. En éclairant sans nostalgie la persistance de certaines pratiques sous un jour nouveau et en faisant par la coopération de tous·tes une certaine définition de la création contemporaine, l’exposition se veut de celles qui n’apparaissaient jamais plus complète que dans la manière dont la diversité des points de vues participent à la définir. En opposant l’unité de temps à la diversité de ses expressions - là où l’exception n’est plus la règle et ou l’expérience est celle de l’apprentissage de toutes ses langues -, Les Noces de Coquelicot souhaite en se référant les un·e·s aux autres, proposer un espace de communion qui en appelle autant à l’identité propre de chacun·e, qu’à la présence indispensable de l’autre. C’est en affirmant la solidarité de ses membres dans l’édification d’une expérience particulière, que l’exposition dessine avec autant de stations à visiter, le chemin d’une commune progression dont chaque travaux marque tout autant une rupture, qu’une dépendance face à ce qui contribue à leur unité. Suivant un principe d’alliance, Les Noces de Coquelicot proposent pour les artistes exposé·e·s, de passer d’un temps interlocutoire - ou sans considérer le tout, chacun·e s’affirme comme indispensable dans l’unicité de son langage particulier -, à un temps communautaire - ou la singularité de chaque travail s’impose comme indispensable dans ce qu’il n’est pas, de ce sur quoi il se fonde, comme sur la promesse de nouvelles expressions. Pour paraphraser les mots de Michel de Certeau, c’est parce que la différence ne cesse de faire travailler l’union, que nous nous inventons mutuellement en nous reconnaissant différents. Au détriment d’une vérité unique, la conception associationniste même de l’exposition, fait de la diversité des perceptions le langage particulier d’une réalité exposée (dont l’inconnu offre une plus grande promesse). En donnant à voir la singularité d’une appartenance, en affirmant sa présence partielle sans assimiler l’autre à soi, les dix artistes présenté·e·s dans Les Noces de Coquelicot disent tout à la fois notre désir de s’unir aux autres, que la différence qui nous en sépare et pose « la question toujours nouvelle d’une réciprocité, qui nous appelle a exister en reconnaissant l’existence des autres »1. Jocelyn Moisson, commissaire de l’exposition « Les Noces de coquelicot »















