
Les Marchands d'étoiles
vendredi 26 juin · 19h
Jusqu'au mar. 30 juin
48 Rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris
Pièce de théâtre dramatique et drôle se déroulant à Paris en juin 1942 autour d'une troupe d'employés d'un dépôt de tissus
Juin 1942, dans un dépôt de tissus parisien, la vie continue… Raymond Martineau, patron façon Pagnol, peine à s’imposer face à sa femme et sa fille rebelle. Joseph, jeune employé, a une mère juive, et Louis, le doyen, fréquente désormais un collabo notoire. Mais à part ça, tout va bien… Enfin presque.
« Aussi drôle que saisissant pour un moment inoubliable. »
Avis du public
1Ce qu'en ont pensé les spectateurs sur Le Splendid.
« Aussi drôle que saisissant pour un moment inoubliable. »
J’en ai marre des nazis. Entendons-nous bien : j’en ai marre des nazis au théâtre, hein, je ne les ai pas tolérés une partie de ma vie et puis finalement non, en fait, pas ouf. J’ai adoré Le Repas des fauves, HHhH, Adieu M. Haffmann, Le Pianiste, j’ai commencé à saturer un peu avec Suite Française, Maus, Les Producteurs ou Un sac de billes, et puis j’ai dit ça suffit. J’arrête. Et j’ai donc manqué sciemment Les marchands d’étoiles à sa création. J’ai bien vu le succès qu’ils rencontraient. J’ai vu qu’ils étaient repris cet été à Avignon. Mais non, c’est non. Jusqu’à ce que l’ami Martin se mette à insister. Insister beaucoup. Alors, si c’est pour faire plaisir à un ami… J’aurais eu tort de ne pas y aller. Car je ne serais pas passée à côté d’un énième spectacle avec des nazis. Je serai passée à côté des Marchands d’étoile. Alors oui, c’est vrai, au tout début j’ai pensé au Repas des fauves et à Adieu M. Haffmann. Mais pas longtemps. Vraiment pas longtemps. Très vite, Les Marchands d’étoiles ont tracé leur chemin. C’est fou, car on a beau retrouver des mécaniques qu’on connaît – fondamentalement, on est en pleine occupation allemande, dans un équilibre un peu précaire qui va venir se faire chambouler par un collabo bien horrible comme on l’aime prenant un malin plaisir à torturer psychologiquement (et plus si affinités) nos personnages – on est quand même pris dans l’histoire. Et c’est ça, justement, qui fait la force de ce spectacle. L’histoire. L’histoire ne tourne pas autour du collabo. Le spectacle n’est pas une excuse pour mettre en valeur un personnage. Ils existent tous. Et pour ça, la pièce utilise une forme simple, mais qui fonctionne complètement : les personnages continuent vraiment leur vie entre chaque apparition du collabo. Ils ne font pas que parler du collabo. Leur vie ne s’est pas arrêtée avec l’occupation. Ils arrivent à créer une vraie dichotomie entre les scènes de tension et les scènes plus quotidiennes. On sait qu’il va revenir, on sait que la si


























