
Le Patron
With Alfred Alexandre, la patronne, le videur
Pièce contemporaine nocturne par Alfred Alexandre sur la perte, le désir et la liberté
Tard, le soir. Dehors, pluie et vent : prélude aux grandes frasques de la tempête attendue pour le petit matin.
A l'intérieur, dans le bar désormais vide : la patronne et le videur.
Tous deux s'épient.
Se cherchent. Se perdent. Se trouvent.
Dans l'expérience d'une parole qui, au premier point du jour, les achemine vers leur part intime, leur part de failles et de silence à démêler, pour que l'amour, en son miracle, une fois encore, devienne possible.
Le spectacle Le Patron constitue le troisième volet de la Trilogie Les Noctambules d’Alfred Alexandre.
Tout comme dans les pièces qui précèdent, Le Patron se déroule durant la nuit phénomène symbole de confusion, de désagrégation.
Le patron a disparu. L'a-t-on tué ? S'est-il donné la mort ? Est-il tout simplement parti, sans faire de bruit, comme font parfois les empires qui, après une longue agonie, disparaissent presque en silence. Et obligent ceux et celles qui restent ou à errer ou à se rebâtir, en assumant leur liberté et leur désir.
Les protagonistes, un homme et une femme, font le voyage dans le continent noir des désirs insatisfaits où ils sont confinés. La perte des repères, l’errance les conduit à creuser toujours plus profondément, avec une certaine jouissance, le trou qui les conduit à l’enfer.
Au delà de la solitude, psychologique et métaphysique, des deux personnages, suspendus dans l'attente, comme deux funambules au-dessus du vide, l'enjeu profond est bel et bien celui de la liberté, individuelle et politique, à assumer, dès lors que le maître n'est plus.
