Bertrand Belin
RĂ©cital intime de Bertrand Belin autour de l'album Watt mĂȘlant narration et textures sonores
Ăa commence par un pont. Ou une passerelle, pour les plus timides. Du rivage de « La ComĂ©die », dĂ©nouement ultra existentiel de Tambour Vision, Ă celui de « LâInconnu en personne », cultivant une intĂ©rioritĂ© synthĂ©tique qui ne demande quâĂ ĂȘtre partagĂ©e. Un « Ă©tat de nos coexistences » refusant les jugements hĂątifs. Le tempo sâaccĂ©lĂšre, les cordes sâĂ©lĂšvent avec grĂące. Et le timbre de Bertrand Belin rĂ©sonne comme personne.
Il y a dans la dramaturgie de Watt, tant narrative que sonore, une Ă©tonnante souplesse. Composant et enregistrant simultanĂ©ment, Belin a construit aux cĂŽtĂ©s de Thibaut Frisoni lâun de ses plus beaux Ă©difices â mais pas pour autant le plus massif, la contradiction et la faille Ă©tant toujours de la partie.

