
Ayoub
Poursuivant l’exploration de son projet éternel où elle se prend elle-même comme sujet, Marina Otero propose avec « Ayoub » une conférence performance percutante et engagée où il est question d’amour, de solitude, d’un prénom mais aussi de colonialisme et de la Palestine. — Théâtre · Théâtre · Jeunes 15-18 ans · Seniors
Aiub. Ioug. Ayub. Ainou. Aiou. J’ai eu autant de mal à prononcer son nom arabe qu’à comprendre que notre amour n’était pas possible dans un monde impossible. Ce nom est venu détruire, d’une certaine manière, mon Occident.
Au départ du projet, Marina Otero avait l’intention de sauver un homme en situation de vulnérabilité et, en même temps, que cet homme la sauve de la solitude. Elle a entrepris un voyage à Tanger, au Maroc, pour chercher cet homme, l’épouser, lui donner ses papiers de Sud-Américaine européanisée et créer une nouvelle œuvre à partir de cette histoire. Mais Ayoub est apparu, le projet s’est effondré, la quête s’est transformée. Son prénom, Ayoub, qui signifie « le revenu » ou « le repenti », est très populaire dans les pays arabo-musulmans. Elle a fait les comptes : 115 enfants portant ce nom ont été assassiné·es, dans la bande de Gaza, par l’État israélien. En hommage à ces mort·es, Marina Otero donne son nom à cette œuvre, qui parle d’Ayoub, du colonialisme, de la Palestine.
Metteuse en scène, interprète, autrice et pédagogue argentine, Marina Otero vit depuis plusieurs années à Madrid. Ayoub, comme ses spectacles précédents, s’inscrit dans son projet Recordar para vivir, basé sur la construction d’une œuvre interminable autour de sa propre vie et qui s’achèvera le jour de sa mort.
Distribution : Écriture et mise en scène Marina Otero En scène Ibrahim Ibnou Goush et Marina Otero


















