
Makbeth
Le Munstrum Théâtre revisite Macbeth en une farce queer-gore mêlant grotesque, masques et transformation des corps
On raconte qu’à la première représentation publique de Macbeth, en 1606, l’hallucination d’un poignard a mortellement blessé un acteur. Est-ce pour déjouer la malédiction de l’accessoire que le Munstrum Théâtre a déplacé d’une lettre le titre de Shakespeare ? Ce pas de côté typographique va en déployer une multitude d’autres.
Louis Arène et Lionel Lingelser font la part belle aux masques, aux boyaux, à la transformation des corps et à l’hybridation. La puissance du grotesque, soutenue par une exubérante cruauté, met à nu les ressorts de la tyrannie embourbée dans ses crimes sans fin.
Poursuivant leur exploration du répertoire classique, les artistes du Munstrum adaptent ce joyau noir en une farce queer-gore jubilatoire où les hectolitres d’hémoglobine donnent à la tragédie sa pleine dimension métaphysique.














