
Galerie du Haut Pavé : Hommage à Vincent GUIRO
Avec Jacques Guiraud, Vincent GUIRO
Exposition hommage aux dessins, peintures et sculptures de Vincent Guiro explorant l’irruption des corps et le traitement des volumes
Un surgissement se lève vers le haut, invite à une sublimation qui tend à effacer la matière, sa matière, alors que l’irruption vient vers vous et envahit avec la précision de son geste, de sa masse. C’est une question de traitement de volumes, d’équilibre entre volumes pour chaque dessin, ou peinture ou sculpture, qui tend à signifier soit une posture, soit un mouvement en soi ou de soi, mais dire cela n’est pas suffisant.
L’enjeu est plus complexe qui se passe entre la feuille de papier, dans les grands dessins de corps nus par exemple, où un trait puissant de crayon démarque avec force une zone, un espace en propre qu’une matière supplémentaire, le fusain, va remplir par rebondissements successifs, par zones de chair qui s’amassent et créent l’effet de cette lancée en dehors la feuille. Cette irruption du coup n’est plus simplement un à-plat visuel, elle devient sensible et affective.
Ce n’est pas un effet de clair-obscur, Guiro ne traite pas les volumes par des symétries ou des oppositions d’ombre et de lumière, il concentre une matière dont il fait une pure masse qu’il élabore dans une homogénéité sans presque rien ôter ou ajouter. Cette lancée est si violente, parfois soutenue ou accélérée par d’humbles jeux d’ombre projetée, qu’on ne voit, qu’on ne sent que ça.
Cela semble encore plus clair dans les traitements à l’aquarelle : le trait de crayon délimite l’attente de l’espace, sa configuration potentielle ou virtuelle, la couleur lui donne ensuite sa propulsion charnelle, le grain de son expression sensible.














