Vernissage et exposition de peintures de Sophie Cérésa explorant paysages et atmosphères entre figuration et abstraction
C’est certainement du contraste entre la vie intellectuelle exigeante du docteur et celle intuitive de l’esthète attirée par les grands maîtres italiens que nait la peinture de Sophie Cérésa, entre recherche formelle et inspiration poétique. Proche de la matière, l’artiste cherche l’épure et flirte avec l’abstrait sans jamais s’y perdre car le motif ou le paysage demeure sujet, support d’une méditation qui le dépasse. Il y a un saisissement du quotidien qui, chez Sophie Cérésa, nous questionne et, par le langage propre à cette peinture humble et spirituelle, nous accompagne dans notre propre introspection. « Hâte-toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. », écrit René Char, dans sa quête éperdue pour saisir « la vie inexprimable » qu’il se refuse à concéder au prosaïsme qui l’entoure. Sophie Cérésa, quand elle joue des contraires et oppose ses orages aux lumières solaires, répond à l’injonction du poète, et livre à son tour sa part de merveilleux. Sa peinture, que l’on peut regarder comme une quête, poursuit un beau discret : celui suscité par un réel qui se soustrait aux vaines tentatives des mots. Une vision profonde, une invitation à regarder en soi quand on regarde au loin, c’est ce que transmet la peinture de Sophie Cérésa. L'artiste Née en 1959, Sophie Cérésa répond à l’urgence de peindre après un doctorat en droit et une première carrière en tant que juriste d’affaires. Depuis trente ans, elle cherche de son atelier parisien des réponses aux questions que seules la forme et la couleur peuvent esquisser, mettre en tableaux plutôt qu’en mots. Elle expose à Paris et en province, avec l’honnêteté toujours renouvelée de celle qui cherche « la poésie secrète qui se dégage des choses vues », comme écrit le peintre Truffemus à son sujet dans leur correspondance. Formée à l’Art Student League de New York City et aux Arts Déco de Paris, Sophie Cérésa est portée par le rapport tangible qu’elle entretient à la matière : matière première d
