REFLET MACHINE — Exposition immersive et performances
Exposition immersive et performances explorant l'histoire et la mémoire d'une ancienne maison close à l'occasion de Nuit Blanche 2026
Installation, Performance, Danse, Musique, Théâtre, Lecture, Exposition, Vidéo
À l'occasion de la Nuit Blanche 2026, le collectif Reflet Machine investit le 10 rue des Ecouffes pour une exposition immersive inspirée de l’histoire du lieu, une ancienne maison close devenue aujourd’hui espace d'expérimentation artistique. L’exposition s’enracine dans la mémoire et l’héritage de cet immeuble à l’architecture caractéristique. Espaces semi-clos, semi-ouverts, qui offrent la capacité de regarder sans être vu. Les vestiges de la maison close - judas, vitraux translucides, fresques, boiseries, mosaïques, miroirs, clefs des chambres - sont révélés à travers les vidéos, installations, et performances présentées dans l’exposition.
À partir d’archives sur les maisons de rendez-vous du début du XXe siècle et particulièrement sur celle du 10 rue des Ecouffes, Reflet Machine imagine une réécriture contemporaine de ce lieu, où se croisent mémoire, histoire et fantasme. Les artistes invités interrogent la représentation du corps, de la sexualité, des identités, et du désir. Les plasticiennes Maty Biayenda, Gaëlle Choisne, Lou Masduraud et Oihana Ospital revisitent l’histoire du lieu sous la forme d’installations : judas, soupiraux, lustres, rideaux, photographies, lanternes rouges ou visionneuses, produits à partir d’archives réinterprétées. Ces artefacts, volontairement ambigus, troublent la perception et participent à la narration globale.
À travers ses photographies, Romy Alizée questionne les préjugés qui pèsent sur l’activité de travailleuse du sexe. Ses œuvres, à la fois introspectives et politiques, déplacent le regard du fantasme vers l’expérience vécue. Au moyen d’un travail d'écriture, Selim-a Atallah Chettaoui propose une lecture décoloniale et intersectionnelle des archives sur l’histoire du lieu. Iel offre une réponse à des articles de presse du début du XXe siècle qui posent un regard exotisant et raciste sur ce quartier et sa population immigrée.












