Performance immersive in situ mêlant danse, image et mémoire du lieu où le public circule pendant 30–40 minutes
Performance, Danse. June Vivès et Adrien Ouaki développent depuis 2020 une collaboration fondée sur le dialogue entre mouvement et image. À travers créations chorégraphiques, performances et projets cinématographiques, ils construisent un langage commun sensible, où deux écritures se rencontrent et évoluent ensemble. Mémoire des murs est une performance immersive in situ imaginée pour L’Anomalie, ancien lieu dédié à la peinture sur modèle vivant. Pendant 30 à 40 minutes, le public est guidé à travers différents espaces, au fil d’un parcours évolutif. Le projet explore la mémoire des lieux et des objets à travers des fragments : histoires réelles ou inventées, souvenirs, projections. Les murs deviennent une archive sensible, traversée par des présences et des traces. Entre mouvement, voix et image, Mémoire des murs propose une expérience intime et mouvante, où le spectateur circule au cœur d’un espace en transformation. Ce projet prend appui sur cette histoire : celle d’un lieu où des corps ont été regardés, observés, interprétés, tracés, où la présence humaine constituait à la fois un sujet d’étude et un espace de projection. Ce qui nous intéresse n’est pas nécessairement de reconstituer ce passé, mais d’explorer ce qu’il laisse derrière lui, ce qui persiste sans être visible, ce qui continue d’habiter le lieu sous forme de traces. Des figures apparaissent — immobiles, vivantes, presque silencieuses — comme suspendues dans une pose, à la frontière entre modèle vivant et image figée. Progressivement, quelque chose se déplace, un frémissement, une respiration, un regard. L’image bascule et les corps s’animent; ces “œuvres vivantes” deviennent des passeurs qui guident les spectateurs d’un espace à un autre, révélant des fragments de mémoire liés au bâtiment : histoires possibles, souvenirs rêvés.
