Concert "SAHAR"
Karen Vourc’h et Dima Bawab placent leur dialogue musical sous le signe de l’amitié, faisant voisiner mélodies de Ravel, Monteverdi ou Mendelssohn et chants traditionnels yiddish et palestiniens.
### **Festival Menet** ### **Concert** **SAHAR** --------- ### **Karen Vourc’h et Dima Bawab : chant** ### **David Venitucci : accordéon** ### **Mohannad Nasser : oud** \---------- Les sopranos Karen Vourc’h et Dima Bawab placent leur dialogue musical sous le signe de l’amitié, faisant voisiner mélodies de Ravel, Monteverdi ou Mendelssohn et chants traditionnels yiddish et palestiniens. « Longtemps j’ai pensé que le rôle de l’artiste était de secouer le public. Aujourd’hui je veux lui offrir sur scène ce que le monde, devenu trop dur, ne lui donne plus : des moments d’amour pur. » C’est sous l’égide de ces paroles de la chorégraphe Pina Bausch que les sopranos Karen Vourc’h et Dima Bawab ont placé leur projet Sahar. La première, d’origine juive, et la seconde, palestinienne, entretiennent depuis des années une amitié dont elles ont voulu témoigner en musique, dans le monde morcelé qui est le nôtre. Avec Sahar – qui désigne « l’aube » en arabe, et « la lune » en hébreu –, elles tournent le dos à la bipolarité des discours pour faire de la musique une invitation à se retrouver, là où les langues murmurent une humanité partagée : hébreu, arabe, yiddish, arménien, persan, français, allemand, italien... Entre des œuvres de Ravel, Mendelssohn, Monteverdi, Poulenc, Duparc, Weill, Komitas ou Eisler qui évoquent la guerre et l’exil, la paix et l’espoir, Karen Vourc’h et Dima Bawab intercalent des chants traditionnels yiddish, arméniens et palestiniens ancrés dans les récits des peuples. Une création du compositeur iranien Sina Fallahzadeh (né en 1981), sur des poèmes de Lea Goldberg et lui-même, vient enrichir encore ce périple musical. Un périple que l’accordéon de David Venitucci et l’oud de Mohannad Nasser parent de couleurs, de textures et de reliefs aussi riches qu’imprévisibles… En se réappropriant ces mélodies éternelles, les quatre artistes éclairent celles-ci d’une lumière neuve, dont on ne ne saurait dire si c’est celle de l’aube, de la lune ou... de l’amitié. Deux mémoires se croisent, l’une guidée par la lumière du Sinaï, l’autre enracinée dans l’ombre d’un olivier. Chacune porte en elle le souffle des déserts traversés, les récits des terres aimées, et la promesse d’une rencontre. Sahar, c’est l’aube en arabe, la lune en hébreu. Ce projet, c’est un dialogue. Un dialogue d’âmes et de cultures. Là où les notes se croisent, l’hébreu et l’arabe s’entrelacent. Les langues ne sont plus des murs mais des ponts, des fils invisibles tendus entre deux rives, deux mémoires, deux peuples. Ce n’est pas un cri, ni une revendication. C’est une étreinte. Une invitation à écouter l’autre, à entendre dans chaque mélodie une part de soi-même. Les mélodies traditionnelles yiddish résonnent comme des récits anciens, tandis que les airs palestiniens murmurent les secrets des oliviers et des pierres chauffées par le soleil. Les chansons de Ravel, Poulenc, et Weill viennent poser des ombres, des lumières, des fragments d’humanité dans ce paysage musical. Chaque note est un pas, chaque mot un frôlement. Dans ce voyage sonore, les souvenirs des déserts et des mers, des bazars bruissants, des synagogues et des mosquées anciennes, se mêlent à la mémoire du Temple, au murmure du Mur des Lamentations, au souffle sacré d’Al-Qods et à la sérénité de la basilique de la Nativité. Au milieu de ce souffle, une création. Une œuvre inédite, tissée par le compositeur iranien Sina Fallahzadeh, puise dans ses propres poèmes en persan, et ceux de Léa Goldberg. Ces voix, portées par les blessures et les rêves de leurs terres natales, s’élèvent comme deux échos d’un même souffle ; elles se regardent et se répondent, et s’unissent pour murmurer une vérité plus vaste : celle d’un espoir commun et d’une lumière née de leurs silences mêlés. Sahar, c’est la lune et l’aube, l’espace où les frontières s’évaporent, où l’on devine, entre les silences et les notes, une humanité plus vaste, plus douce. \----- ### **Programme** • Chants traditionnels juifs et palestiniens • Œuvres de Monteverdi, Mendelssohn, Ravel, Duparc, Poulenc, Weill, Eisler, Komitas & et Fallahzadeh \----- [https://www.youtube.com/watch?v=AWDJaJzUwmM](https://www.youtube.com/watch?v=AWDJaJzUwmM)

