“Deux ampoules sur cinq” plonge dans la relation entre Lydia Tchoukovskaïa et Anna Akhmatova, deux grandes figures de la littérature russe du XXe siècle.
**Librement inspiré de Notes sur Anna Akhmatova de Lydia Tchoukovskaïa** **Adaptation et mise en scène : Isabelle Lafon** **Traduction :** Bronislava Steinlucht et Isabelle Lafon **Avec : Isabelle Lafon et Johanna Korthals Altes** **Production :**Les Merveilleuses Avec le soutien du dispositif ARCADI (Spectacles soutenus dans le cadre de la charte d’aide à la diffusion ARCADI - ONDA) **LE SPECTACLE** "_Deux ampoules sur cinq_”, plonge au cœur de la relation entre deux figures majeures de la littérature russe du XXe siècle : Lydia Tchoukovskaïa et Anna Akhmatova. En novembre 1938, Lydia Tchoukovskaïa rend visite pour la première fois à Anna Akhmatova, poétesse alors interdite de publication sous le régime soviétique. Malgré les dangers, elle entreprend de consigner leurs échanges, qui se poursuivront jusqu’en 1966. À travers ces conversations, c’est toute une résistance intime qui se dessine : celle de la parole, de la mémoire et de la poésie face à la terreur politique. Dans un contexte marqué par les arrestations, les camps et la censure — le fils d’Akhmatova est emprisonné, le mari de Tchoukovskaïa arrêté —, les deux femmes trouvent dans leur dialogue une forme de survie et de liberté. **Un dispositif scénique singulier** Le spectacle propose une expérience immersive : l’éclairage est assuré par des lampes torches manipulées par les spectateurs et les interprètes. Ce choix fait écho à la clandestinité dans laquelle ces textes ont été préservés et transmis. De la même manière que des anonymes ont caché les écrits de Lydia, et qu’elle-même apprenait les poèmes d’Akhmatova par cœur pour les sauver, le public devient ici acteur de cette transmission. **Note d’intention** « Fallait-il noter nos conversations ? N'était-ce pas risquer sa vie à elle ? Alors ne rien écrire ? C'était tout aussi criminel... » Ainsi Lydia Tchoukovskaïa évoquera-t-elle, des années plus tard, la tension constante entre mémoire et danger. Entre fidélité aux faits et nécessité de dissimuler, son témoignage devient un acte de résistance. **La Coupole – Association culturelle** Fidèle à son engagement, l’Association culturelle La Coupole présente, pour son troisième événement, une parole à travers les voix de deux femmes exceptionnelles. Il s’agit de création dans la clandestinité, face à la répression et à la censure et... de Comment faire pour que ça traverse. C’est ce qu’Anna Akhamatova appelait avec un humour implacable : « l’ère pré-Gutenberg » ou « le petit froid de la liberté vraie ». La Coupole est très honorée de faire une place dans sa programmation à ces deux voix et aux comédiennes qui les portent.





