
Visite libre de l'exposition "Kazuo Kitai, l'éloge du quotidien - Soixante ans à photographier le Japon"
samedi 23 mai · 19h00Maison de la culture du Japon à Paris
Visite libre de l'exposition « Kazuo Kitai, l'éloge du quotidien - Soixante ans à photographier le Japon »
La Maison de la culture du Japon à Paris met à l'honneur le photographe Kazuo Kitai, l'un des grands maîtres de la photographie japonaise, pourtant encore peu connu en Europe. Depuis les années 1960, Kazuo Kitai documente le Japon de l’intérieur : luttes étudiantes, résistances paysannes, villages voués à disparaître, banlieues en plein essor et scènes du quotidien. Toujours au plus près des gens, son regard mêle engagement, douceur et mémoire.
L’exposition « Kazuo Kitai, l'éloge du quotidien » propose de faire découvrir, pour la première fois en France, l’un des photographes japonais les plus importants de l’après-guerre. À travers non moins de 130 tirages, l’exposition offre une traversée complète de son œuvre, depuis les séries militantes des années 1960-1970 jusqu’à ses travaux les plus récents réalisés chez lui. Les photographies de Kitai montrent la société japonaise « de l’intérieur » : mouvements étudiants, luttes paysannes, paysages ruraux en mutation, scènes urbaines, instants ordinaires.
Cette rétrospective permet ainsi de saisir l’évolution d’un regard profondément humaniste, attentif aux transformations du Japon et à la mémoire de ceux qui l’habitent. L’exposition est articulée autour de quatre sections : la première Se révolter (Sanrizuka, Résistance, Barricade) revient sur les débuts de Kitai notamment au travers de ses séries sur les luttes étudiantes. Puis, La vie à la campagne (Paysages vaguement familiers, Vers les villages) immerge le visiteur dans la mélancolie de la campagne japonaise des années 1970. La troisième section, La vie quotidienne (Funabashi Story, Histoires de Shinsekai), donne à appréhender le quotidien de la classe moyenne dans les villes-dortoirs de la banlieue de Tokyo dans les années 1980, ainsi que le quartier populaire de Shinsekai à Osaka. Enfin, l'exposition se clôture par une section dédiée à un travail plus intimiste du photographe (Promenades avec mon Leica).



