Table-ronde : prendre soin des héritages et des mémoires, création artistique & écologies relationnelles décolonisées
Table-ronde autour des mémoires coloniales et des pratiques artistiques comme lieux de soin, avec chercheurs·ses et artistes invités·es
Table-ronde dans le cadre de la 4ème édition des Rencontres Art, Soin, Citoyenneté ---------------------------------------------------------------------------------- ### _Prendre soin des héritages et des mémoires : création artistique & écologies relationnelles décolonisées_ Table-ronde modérée par **Natasha Marie Llorens**, commissaire, doctorante à l’Université de Columbia sur le cinéma algérien entre 1965 et 1979 avec pour invitée d’honneur **Wassyla Tamzali**, essayiste, ancienne avocate au barreau d’Alger puis directrice à Paris du Programme des Droits des Femmes à l’UNESCO, fondatrice du lieu « Les Ateliers sauvage » centre de création artistique d’art contemporain à Alger ; **Khaled Bouzidi**, directeur de rhizome à Alger ; **Sofiane Zougar,** artiste plasticien ; l**udovic hadjeras**, artiste plasticien, Dalila Mahdjoub, artiste plasticienne ; **Gaia Manetti,** historienne Laboratoire du genre, Université de Genève, spécialiste de la psychiatrie coloniale. Autour de cette table-ronde, il s’agira d’évoquer la notion de prendre soin dans la manière de raconter l’histoire en prenant pleinement en compte les injustices épistémiques et systémiques, les obstacles à la mémoire de l’histoire coloniale du point de vue d’algérien·nes et de la diaspora. En quoi l’invisibilisation de ces récits peut être considérée comme l’origine de problématiques de santé mentale ? Comment nos lieux d’art et de pratiques artistiques sont des lieux de soin ? Dès les années 1950, Frantz Fanon, psychiatre et penseur anticolonial majeur, a mis en lumière les rapports entre pouvoir, race et colonialisme. Sa réflexion éclaire les liens entre colonisation et psychiatrie, notamment dans l’histoire entre l’Algérie et la France, de Blida-Joinville au centre hospitalier Montperrin. À travers un commissariat partagé avec Khaled Bouzidi, cette table-ronde proposera une approche du soin articulant santé mentale, expériences collectives et formes de résistance. Elle interrogera la notion de « prendre soin » dans le récit historique, en prenant en compte des injustices épistémiques et systémiques, ainsi que des obstacles à la mémoire coloniale du point de vue des Algérien·nes et de leur diaspora. Elle questionnera aussi le lien entre invisibilisation des récits et santé mentale, et envisagera les lieux artistiques comme espaces de soin. L’objectif sera de redonner voix à des paroles marginalisées, afin de nourrir une réflexion commune à partir des vécus dans un contexte postcolonial, et d’ouvrir un espace de dialogue ancré dans le présent.
















