Atelier et rencontre avec Yto Barrada
Sur le chemin retour de la Biennale de Venise, où elle vient d’inaugurer le Pavillon Français, Yto Barrada se rendra au Studio Fotokino pour un atelier et une rencontre. Nous vous donnerons les dès !…
Sur le chemin retour de la Biennale de Venise, où elle vient d’inaugurer le Pavillon Français, Yto Barrada se rendra au Studio Fotokino pour un atelier et une rencontre. Nous vous donnerons les informations précises dès que possible ! Depuis la fin des années 1990, Yto Barrada déploie une œuvre protéiforme, profondément liée à Tanger, ville de son enfance et observatoire des circulations postcoloniales. Cofondatrice en 2006 de la Cinémathèque de Tanger, elle poursuit aujourd’hui avec The Mothership, lieu de résidence et de recherche créé sur les hauteurs de Tanger, où plantes tinctoriales, savoirs traditionnels et couleur deviennent des outils collectifs et critiques. Longtemps associée à la photographie, sa pratique place désormais la teinture naturelle au centre. La couleur y relie gestes domestiques, histoires coloniales et intimes, économie des matières et transmission des savoir-faire, tout en ouvrant un contre-récit des hiérarchies de l’art. Ces enjeux traversent aussi les Exercices de couture (dessin sans fil sur papier), édition limitée publiée par nos soins en 2023 : des tracés d’apprentissage destinés à des couturières de Tanger, entre pédagogie, abstraction moderniste et mémoire du travail textile marocain. Avec Comme Saturne, projet du Pavillon Français de la 61e Biennale de Venise, commissarié par Myriam Ben Salah, Yto Barrada construit un parcours autour de la mélancolie, du retrait et de la violence du mythe. La technique du dévoré, qui ronge la fibre pour révéler un motif, y fait de la matière textile le lieu d’une transformation lente, à la fois esthétique et politique : une forme de survie poétique face à l’instabilité du monde.













