Une mise en scène 1950 mêlant théâtre, chants et jazz pour transformer la comédie de Musset en tragédie contemporaine
Camille et son cousin Perdican se retrouvent après dix ans de séparation, dans le château où ils ont grandi et où, enfants, ils se sont aimés. Le Baron, père du jeune homme, a décidé de les marier, conformément aux vœux de la mère de Camille dans son testament. Camille sort du couvent, submergée par l'amour de Dieu, la peur des hommes et l'orgueil de ses dix-huit ans. Les retrouvailles sont décevantes. Perdican décide de la rendre jalouse en séduisant la jeune paysanne Rosette, sœur de lait de Camille. Tous recourent à l'espionnage pour mieux démêler leurs cœurs. Tous s'affrontent et sont pris au piège du "jeu de la vérité". La pièce commence comme une comédie et devient peu à peu une tragédie contemporaine.
Le traitement de la mise en scène : le décor est planté dans les années 1950. Le rythme du jazz, joyeux et pétillant puis nostalgique et puissant, donne le ton pour la comédie, le drame et la tragédie. Nos trois héros — Camille, Perdican et Rosette — partagent leur histoire d'amour avec un petit monde grouillant et drôle de personnages masqués (le Baron, les deux curés Bridaine et Blazius, Dame Pluche) — les Fantoches, comme Musset les nomme. Trois petits personnages masqués, malicieux et curieux, s'invitent comme narrateurs et témoins, miroir du public. Sommes-nous dans un rêve ou dans la réalité ? Le spectacle propose une immersion totale avec les comédiens : instants chantés et dansés, musiques de Ninon Rota, textes de Jacques Prévert et chansons de Barbara Pravi.
Nominé au concours des "Cyranos" (ex Petits Molières) pour scénographie, premier rôle masculin, deuxième rôle masculin et deuxième rôle féminin.






