
Okina
Avec Maxime Kurvers, Yuri Itabashi
Yuri Itabashi questionne et met en scène l’interdit féminin de l’Okina du théâtre Nō dans une performance ritualisée
Lors d’un voyage à Tokyo, Maxime Kurvers rencontre une actrice de théâtre Nō, qui lui révèle que tous les rôles sont possibles pour une femme, sauf l’Okina. Pour le metteur en scène passionné d’anthropologie théâtrale et de la théorie des acteur·rices, cet interdit de représentation devient en soi un enjeu théâtral.
Et c’est à Yuri Itabashi, comédienne du théâtre japonais d’avant-garde (découverte chez Toshiki Okada), qu’il propose d’en faire spectacle. Détachée de la tradition Nō, celle-ci avance avec nous dans cette histoire touffue, relatant les cérémonies préparatoires, l’histoire des deux masques, les danses et les lieux de représentation.
Sur une scène qu’elle prépare patiemment depuis une échelle, avec un bureau foutraque transformé en autel ritualisé, elle partage autant le contexte de la pièce que les fondements de ce tabou. Tissant les fils invisibles de sa propre mythologie, elle brisera petit à petit ce tabou, prenant au piège l’interdit ancestral.












