LA COLLEGIALE NOTRE-DAME
LA COLLEGIALE NOTRE-DAME De quelque côté que l’on accède à Auffay, l’attention du visiteur est attirée par la flèche de l’église et, dès que l’on pénètre dans la cité, on est tout de suite impressionné par l’importance et la majesté de l’édifice. NOTE HISTORIQUE – L’église d’Auffay est appelée « COLLEGIALE », parce qu’elle fut d’abord desservie par un collège de six chanoines réguliers de Saint Augustin, dès 1060. Selon un acte de donation daté de 1079, ils furent remplacés par des moines bénédictins de l’abbaye de SAINT EVROULT (monastère d’OUCHE dans l’EURE). Gilbert, Seigneur d’Auffay, fils de Richard d’GEUGLEVILLE-SUR-SCIE, après avoir combattu avec Guillaume le Conquérant à HASTINGS (1066) en Angleterre, fut, à son retour, l’instigateur généreux de cette fondation. DESCRIPTION DE L’EGLISE – La collégiale d’Auffay est un édifice à trois nefs, avec transept, chœur et deux chapelles latérales présentant des constructions de styles variés : roman, gothique et Renaissance. Sa longueur totale est de 55 mètres, dont 28 pour la nef. La largeur totale du chœur et des chapelles est de 23 mètres, celle de la nef 14 mètres. La tour centrale du transept supportée par quatre gros piliers récemment renforcés est du 12ème siècle (style ogival de transition) : huit fenêtres, dont quatre sont aujourd’hui murées, en éclairaient la partie supérieure. Les transepts latéraux, primitivement en pierre tuffeuse, sont du 11ème siècle (style roman : c’est la partie la plus ancienne). La nef actuelle avec ses collatéraux a remplacé une première nef romane de même longueur dont il reste quelques vestiges. Commencée au début du 13ème siècle, elle ne fut terminée qu’après 1264. Elle est remarquable par son élévation à trois étages : grandes arcades, triforium et fenêtres hautes. Au début du 14ème siècle appartient la chapelle Sud (style rayonnant) ; à la fin du 15ème et au 16ème, le chœur et la chapelle Nord (style flamboyant). La porte d’accès à la chapelle Nord s’appelle « LA CALIPORTIERE ». Le grand portail Ouest en grès, fortement endommagé par les guerres, fut reconstruit vers 1600 grâce à la générosité du roi Henri IV, témoin, et, en partie, responsable de son délabrement. La flèche du clocher toute en pierre (70 mètres de hauteur) date de 1872 ; l’ancienne flèche en bois et ardoises, construite en 1735, ayant été frappée par la foudre et brulée le 4 Octobre 1867, ainsi que l’horloge qui fut restaurée en 1873. On ignore l’origine exacte des deux automates ou « JACQUEMARTS » en costume du 17ème siècle (dénommés HOUZOU BENARD et PAQUET SIVIERE) qui sonnent les quarts d’heure en tournant la tête l’un vers l’autre ? Ils sont en bois de chêne de 1 mètre de haut et leur cloche pèse chacune 15 kgs. L’église qui avait été brulée et très endommagée en 1472 par les soldats de Charles le Téméraire, le fut de nouveau en 1940 par ceux de l’armée allemande. L’édifice étant classé « Monument historique » depuis 1913, le ministère des Beaux-Arts a assumé la charge de sa restauration. Les travaux de gros œuvre ont duré 27 ans. Les vitraux du chevet de la face Est et du Transept sont du Maitre-Verrier Max INGRAND – ceux de la face Sud, et des hautes fenêtres sont du Maitre-Verrier Michel DURAND ; l’autel en pierre du sanctuaire et de la statue de Notre Dame sont de Mme HEBERT-COEFFIN.
