Table ronde au Théâtre de l'Odéon sur l'érosion du droit international avec Jérôme Heurtaux, Guillaume Calafat et Dominique Eddé
Alors que le droit international est appliqué de manière sélective, voire ouvertement ignoré, une nouvelle hiérarchie semble se dessiner, différenciant les victimes et les souverainetés. À chaque conflit ses règles, à chaque situation ses équilibres. À observer de plus près les violences à l’oeuvre, il apparaît que nous n’assistons pas à une « exception », mais à un basculement vers un monde dans lequel la force tend à primer sur le droit. Pourtant, le langage juridique persiste : il sert désormais à légitimer des actions illégales ou à disqualifier celles et ceux qui en rappellent les principes fondamentaux, tandis que les instances censées les faire respecter peinent à se faire entendre. Dans ce contexte, les populations civiles demeurent les premières victimes. L’usage de la force ne constitue plus un outil de négociation, mais une forme de domination visant à anéantir l’altérité. Face à cette perte de repères, plusieurs questions se posent : reste-t-il encore des règles communes ? Comment retrouver des capacités d’action et de contestation dans un monde où les cadres régulateurs s’effritent ? Comment continuer à se parler lorsque des principes autrefois partagés semblent désormais relatifs aux contextes et aux rapports de force ? Avec Jérôme Heurtaux , Guillaume Calafat et Dominique Eddé (sous réserve)






