Concert pop engagé et autobiographique de Camille Yembe explorant identité et mélange des genres
Camille Yembe aborde l'ennui du quotidien, la question sociale et ce sentiment d'être entre deux mondes. « Il y a deux ans, j'étais très mal à l'aise. J'essayais de correspondre à quelque chose. Mais j'ai compris que j'avais tout intérêt à être moi‑même.» Cette idée se retrouve dans sa manière de définir sa musique. « Ce qui est sûr, c'est que je veux que ma musique soit populaire. J'assume le côté pop. Pour moi, ça peut tout absorber : tu peux avoir une inspiration rap, tu peux mélanger les genres. Il n'y a pas de limites.»
Dans Jeune et Laide, cette approche prend la forme d'une œuvre autobiographique. Le morceau « Rien à fêter» pousse cette réflexion plus loin encore : « Je suis jeune, noire, laide et le nez épaté. »
Camille Yembe revendique aussi sa double culture. Sur la pochette du projet apparaît un drapeau inspiré de celui de son pays d'origine, mais réinventé à son image. Bricolé, il reflète son propre parcours : celui d'une artiste qui a dû se construire et trouver sa place. Une bande léopard y figure également, symbole de force et de dignité
Le disque laisse aussi place à d'autres voix, dont celle de son père, qui raconte son arrivée en Belgique avant de répondre à une question simple :
«Est-ce que tu penses qu'une étoile cabossée peut encore briller ?»



