Soirée musicale autour du raï avec créations, installation sonore, DJ set et deux sets de Sofiane Saidi au Philharmonie.
Déambulation musicale au cœur du Musée, en résonance avec ses collections, la Nuit du raï ouvre une fenêtre sur l’histoire et le présent d’un genre né au début du siècle dernier dans l’ouest algérien. Créations, installation sonore, DJ set et performances rythment ce voyage entre tradition et modernité.
Dès son apparition (sous l’appellation wahrani) dans la région d’Oran, le raï incarne une résistance culturelle à l’oppression coloniale et sociale mais aussi un bouleversement des normes qui va inspirer de nombreuses générations. Le genre est d’abord centré sur le chant et les percussions traditionnelles avant de s’ouvrir à d’autres instruments : oud, accordéon, piano ou banjo. Après l’indépendance de l’Algérie, de plus larges orchestres s’emparent du raï, qui ne cessera ensuite de muter, embrassant tous les signes d’une modernité musicale (guitare électrique, synthétiseurs, hybridations au contact du rock, du funk ou du disco) avec une inventivité et une énergie qu’incarnent parfaitement les jeunes générations des années 80 et 90, de part et d’autre de la Méditerranée.
Le chanteur algérien Sofiane Saidi – au cœur de cette nuit – propose des créations et deux rendez-vous lors de cette Nuit du raï. Une création sonore diffusée en continu dans l’espace XVIIe siècle et deux sets en Amphithéâtre en compagnie du violoniste Théo Ceccaldi et du violoncelliste Valentin Ceccaldi. D’autres propositions se répartissent dans tous les espaces du Musée.






