
Mendelssohn
Programme de musique classique centré sur des œuvres juvéniles et redécouvertes de Félix Mendelssohn.
Avant d’avoir 16 ans, Félix Mendelssohn a déjà composé 12 symphonies pour cordes, un concerto de piano, un octuor, sa 1ère symphonie et le concerto pour violon de ce programme. Pianiste, compositeur, chef d’orchestre, mais aussi dessinateur, ce garçon semble avoir tous les talents. Fasciné par JS Bach, il créa en 1829 la Passion selon St Matthieu qui n’avait plus été jouée depuis un siècle. Il est le premier chef à vouloir faire vivre à nouveau les œuvres oubliées des siècles passés.
Les compositeurs baroques et classiques sont partis dans les oubliettes de l’histoire et on ne les joue plus en concert. C’est assez logique. Les compositeurs du 19ème siècle veulent faire connaître leurs œuvres. C’est bien celles-là qu’ils veulent diriger. Ils n’ont aucun intérêt à valoriser Bach ou Mozart. Ils veulent vivre de leurs compositions. Alors pourquoi Mendelssohn prend-il le risque de « regarder en arrière » ? C’est qu’il appartient à un genre nouveau de compositeurs, des bourgeois bien installés dans une existence matérielle confortable et qui ont le loisir d’exercer leur art… pour le plaisir. Vivaldi compose pour être engagé, pouvoir travailler. Les quelques lettres qu’on trouve de lui parlent bien plus d’argent que de musique. Bach travaille pour l’Église pour l’essentiel de sa production musicale. Les « Mozart(s) » père et fils sont mis au rang de « domestiques » par l’Archevêque Colloredo. Et même Joseph Haydn doit répondre aux commandes de son maître le pourtant très libéral Prince Esterházy.
Fils de banquier, Félix Mendelssohn ne dépend économiquement de personne. C’est tout à fait nouveau en ce début de 19ème siècle. Il nous reste de lui une musique juvénile dont la fraîcheur est réjouissante.



















