
Les Samedis de la poésie | Les Byzantines d’Abû Firâs al-Hamdânî
samedi 30 mai · 16h30L'Institut du Monde Arabe
Lecture bilingue de poèmes byzantins d’Abû Firâs al‑Hamdânî avec accompagnement au 'oud à la bibliothèque Leïla Shahid
أَيا أُمَّ الأَسيرِ سَقاكِ غَيثٌ *** بِكُرهٍ مِنكِ ما لَقِيَ الأَسيرُ أَيا أُمَّ الأَسيرِ سَقاكِ غَيثٌ تَحَيَّرَ لا يُقيمُ وَلا يَسيرُ ابو فراس الحمداني
Mère du prisonnier, que la pluie te soit douce ! A ton cœur défendant, le sort du prisonnier ! Mère du prisonnier, que la pluie te soit douce ! Lui ne sait plus : où le voyage, où le foyer ?
Traduction d'André Miquel
Né en 932 à Manbidj, près d’Alep, et mort encore jeune en 968, Abû Firâs était un prince de la famille hamdânite dont l’un des membres, son cousin Sayf al-Dawla, immortalisé par le poète Mutanabbî, régna sur la Syrie du Nord et la Haute Mésopotamie au Xe siècle. Gouverneur de province et engagé en tant que tel dans les interminables guerres contre les Byzantins, il incarne dans l’histoire de la poésie arabe le personnage du preux chevalier doublé d’un poète élégiaque. Les Rûmiyyât (Byzantines) constituent la partie la plus justement célèbre de son œuvre, composée durant sa captivité de quatre ans à Constantinople. Il y exprime avec une poignante simplicité sa nostalgie du pays natal, décrit ses lourdes chaînes de prisonnier, évoque douloureusement le souvenir de sa vieille mère et reproche à son cousin de ne pas chercher à le libérer en payant la rançon exigée par les Byzantins.
Poèmes traduits par André Miquel
Présentation : Farouk Mardam Bey Lecture en arabe : Sanae Assif Lecture en français : Clémence Azincourt Accompagnement musical au 'oud : Mohanad Aljaramani
DECOUVREZ LA POESIE D'ABÛ FIRÂS AL-HAMDÂNÎ A LA BIBLIOTHEQUE LEILA SHAHID
Illustration extraite du dessin animé sur Abû Firâs al-Hamdânî © Al Jazeera





