
La désinvolture est une bien belle chose — rencontre avec l'auteur Philippe Jaenada
samedi 20 juin · 17h00Bibliothèque André Malraux
Rencontre littéraire avec Philippe Jaenada autour de son livre sur le Paris des années 1950, animée par la bibliothèque André Malraux
Paris, Quartier latin, années 1950. De tout jeunes gens — ils sortent à peine de l'adolescence — se lient d'amitié forte. La guerre est passée par là. Tous les jours ils se retrouvent "Chez Moineau", rue du Four et y restent de longues heures, pour rattraper le temps perdu, vivre enfin leur enfance. Parmi eux Jacqueline Harispe qu'ils appellent Kaki. Un matin de novembre 1953, elle se jette par la fenêtre de sa chambre au troisième étage et s'écrase sur le trottoir. Un livre qui fait le pont avec le « Café de la jeunesse perdue » de Modiano que fréquente Kaki, dans lequel on saisit l’essence même du situationnisme dont « La société du spectacle » de Guy Debord éclaire encore notre époque. Par cette photographie documentaire humaniste dont le livre est né, Ed Van der Elsken capture quelque chose de la souffrance de cette génération qui avait dix ans pendant la guerre, trop jeune pour avoir pu s’engager et trop âgée pour en avoir été protégée, les octogénaires d’aujourd’hui. Philippe Jaenada, infatigable enquêteur des causes perdues, nous guidera dans ce Paris qui constitue l’envers du décor de l’existentialisme des années 50. Rencontre orchestrée par notre bibliothécaire Karine Josse. En écho, une deuxième partie de ce cycle proposera vendredi 20 juin à 19h un voyage en jazz autour, à la même époque, des textes et chansons de Boris Vian.





