JACE « Cœur sensible »
Exposition de Jace autour du Gouzou : critique sociale, hommage à Tchernobyl et réflexion sur l'amour, entrée libre.
Le Gouzou de Jace
Jeune graffeur, Jace a rapidement compris que de peindre et repeindre les 4 lettres de son blaze en permanence risquait de tourner à l’ennui. Il lui fallait trouver une autre signature dont il ne se lasserait pas. Une signature qu'il pourrait répéter et faire vivre. C’est ainsi qu’est né le Gouzou, en 1992. Un alter ego avec qui tout devient possible.
Pas de traits, pas d'âge, une couleur de peau unique et vivant quasiment nu, sur le papier le Gouzou n'avait pas vraiment toutes les cartes en main pour conquérir le monde. Il est pourtant devenu l'une des figures les plus reconnaissables du street art mondial, aperçu dans plus d'une quarantaine de pays, sollicité aussi bien par des institutions que par des marques, et porté par une communauté de fans qui le collectionnent, le photographient et parfois même se le font tatouer.
Pour cette exposition, Jace a fait le choix d’articuler son travail en trois parties distinctes, volontairement contrastées et engagées : un regard sur notre société imprévisible, un hommage à Tchernobyl quarante ans après la catastrophe, et une réflexion sur l'amour comme la seule réponse possible.
Un monde qui vacille
Dans cette première partie, Jace y présente des œuvres peintes sur palissades, supports métalliques et pierres de construction, matériaux récupérés directement dans l'espace urbain. Jace observe notre monde avec un regard critique et sans complaisance. Le Gouzou devient le révélateur de ce qui dérange, un poil à gratter qui pointe les absurdités, les contradictions et les excès de notre époque : crises climatiques, conflits qui s’enchainent, logiques économiques qui broient, dirigeants ivres de pouvoir… Jace ne donne pas de leçon et ne condamne pas, il déplace simplement notre vision. Avec une touche d’ironie, il introduit un léger déséquilibre qui suffit à mettre en lumière l’invisible. Dans notre monde incertain, anxiogène, souvent fou, son regard reste lucide et tendre. C’est ce regard aiguisé qui ponctue











