Exposition personnelle de Willy Le Nalbaut explorant architectures chimériques et dialogues entre peinture et imagination
Willy le Nalbaut est en dialogue constant avec la peinture. Il matérialise ses enchevêtrements trivialement métaphysiques en de multiples chimères facétieuses. Il agit, et la peinture reçoit, laquelle se révèle à son tour à lui. Cette relation primaire est toujours faite d'une intrigue mutuelle. Architecte tout-puissant et excentrique, Willy le Nalbaut jette les bases d'un monde où les bâtiments se percutent pour mieux s'enlacer, où les plantes éclatent d'un rire fiévreux, et où des fenêtres égarées encadrent l'horizon. Par une négligence délibérée, il écarte les règles de la perspective académique, au point de nous donner presque le vertige. Le saut depuis le lit dépasse l'échelle des éléments. Ces chimères se moquent de lui, se moquent de nous, et il raille, avec un cynisme toujours attachant, la vie qu'il perçoit comme une immense escapade. Vive la météorite ! Vive la vache couronnée ! L'espace canevas-artiste devient un lieu de dialogue entre objets peints et pensées feintes ; tout n'est que bavardage et verbiage, facile à manipuler, prenant parfois une tournure de coup de poignard dans le dos. Il doit parfois deviner ce que ces chimères lui racontent, quitte à imposer occasionnellement sa volonté sans ignorer le ressentiment que ces avatars, en pleine crise d'autonomie, expriment parfois à son égard. Car il est à l'écoute des aventures mystérieuses que la vie lui offre et que la peinture lui révèle.
