
Projection "Portrait de la jeune fille en feu" - Prix Libre
Projection "Portrait de la jeune fille en feu" - Prix Libre
Les Féministes en Libournais (FeL) est un collectif résolument engagé sur notre territoire, pour lutter notamment contre les violences de genre : violences sexistes, violences sexuelles, violences économiques.
Nous avons décidé de lancer, avec le cinéma Grand écran de Libourne, une première projection dédiée aux femmes réalisatrices, que nous avons souhaité proposer à prix Libre.
Nous avons fait ce choix pour plusieurs raisons :
- d'une part, en 2024 en France, seulement 24% des films sont réalisés par des femmes, seulement 15% d'entre elles sont présentes aux prises sonores, 16% aux prises de vue, 32% à l'image, 41% au montage : le malegaze* est partout au cinéma, à toutes les étapes de la productions, à la diffusion en passant par l'écriture, la réalisation, la distribution. Or les femmes réalisent des chefs d'oeuvres.
- Ensuite parce que cette première projection en est une illustration bouleversante, puissante, envoûtante, exaltante, transcendante : le film "Portrait de la jeune fille en feu" est un chef d'oeuvre qui prend feu, visuellement, musicalement, passionnellement, dans une France de 1770.
- Enfin parce que toutes les personnes qui subissent les oppressions systémiques patriarcales, colonialistes et capitalistes, de plein fouet doivent aussi pouvoir pleinement profiter des évènements culturels forts, comme de la projection de chefs d'oeuvre du cinéma français. Le prix libre est un engagement politique fort des Féministes en Libournais depuis son origine.
Le prix libre n'est pas "gratuit", son coût réel est de 6€, mais le prix libre est sans minimum, sans maximum, c'est un montant raisonné et conscient, pour soi-même, par soi-même.
. les femmes sont les premières représentées sous le seuil de pauvreté*
. elles représentent 97 % des familles monoparentales en situation de précarité*
. le montant de leur retraite est inférieur de 40% à celui des hommes*
. 70% des travailleur.euses pauvres sont des femmes
. encore en 2022, l'écart de salaire entre femmes et hommes en France est en moyenne de plus de 23%
Faut-il mentionner également le non remboursement des protections menstruelles et la "taxe rose", ou bien que, pour des raisons capitalistes et libérales, les solutions gratuites tardent toujours à être diffusées contre l'endométriose, ou les injonctions à la norme esthétique patriarcale poussent les femmes à des dépenses supplémentaires, ou enfin les VSS, qui sont dans leur écrasante majorité exercées sur les femmes, leur impose de se soigner et réparer elles-mêmes, avec très peu voire aucune prise en charge.










