
Bricks of Wonder
Exposition de 150 sculptures et mosaïques en briques LEGO par Dirk Denoyelle à l'Espace Champerret
150 œuvres en briques LEGO signées Dirk Denoyelle
L’EXPOSITION
« Bricks of Wonder : Au Cœur des Bricks » est une exposition présentée à l’Espace Champerret, dans le 17e arrondissement de Paris, du 23 mai au 16 août 2026, qui réunit cent cinquante œuvres montées à partir de plus de deux millions de briques LEGO signées Dirk Denoyelle.
DIRK DENOYELLE : DE L’INGÉNIEUR À L’ARTISTE DE LA BRIQUE
Tout commence à la fin des années 1990 par une demande inattendue. Pour l’un de ses spectacles, le comédien – ingénieur en électronique de formation – réclame à LEGO un lot de briques grises afin de fabriquer la tête d’un chanteur flamand. La marque accepte, le public adore, et il se découvre un second métier. Une trentaine de têtes de personnalités plus tard, il rejoint le cercle très fermé des LEGO Certified Professionals. Ce statut, réservé aux créateurs que la marque reconnaît officiellement pour travailler avec ses briques, ne concerne qu’une poignée de personnes dans le monde.
Il n’a pas pour autant rangé le micro. Toujours humoriste et imitateur, il dirige depuis Anvers la société Amazings, qui conçoit et assemble ses œuvres pour des expositions un peu partout en Europe. Le grand public l’a peut-être croisé comme juré invité de l’émission télévisée LEGO Masters. Humour, sens du détail et références à la culture commune sont ses trois marques de fabrique, que l’on retrouve d’une œuvre à l’autre : des visages célèbres aux scènes truffées de clins d’œil à débusquer.
DEUX MILLIONS DE BRIQUES : LES ŒUVRES EXPOSÉES
Créée aux Pays-Bas au printemps 2025, du côté de La Haye, l’exposition poursuit aujourd’hui sa tournée à Paris. Cent cinquante créations originales la composent, assemblées à partir de plus de deux millions de briques. On y croise de grands tableaux refaits en mosaïque, comme un Van Gogh ou un Mondrian, ainsi que des portraits et des sculptures monumentales. À côté de ces emprunts à l’histoire de l’art, la culture populaire s’invite largement : le cow-boy de bande dessinée Lucky Luke en mosaïque, des bustes de comédiens connus, ou des personnages familiers du cinéma. Les formats vont de la scène miniature, à fouiller du regard, aux compositions de grande taille.
Le principe de la mosaïque est simple à comprendre : comme autant de pixels, les briques de couleur composent une image qui ne se recompose vraiment qu’à distance. Certaines pièces ne livrent ainsi leur sujet qu’avec du recul ; d’autres se laissent déchiffrer de tout près, brique après brique. Pour aider à saisir ce travail de détail, un bras robotisé promène une caméra haute définition sur une œuvre et en montre, en direct, les plus petits assemblages. D’une création à l’autre, le regard passe de l’effet d’ensemble à la précision du geste, et inversement.
