
AYOUB
Marina Otero présente AYOUB, une pièce d'autofiction qui mêle histoire intime et dénonciation politique autour du colonialisme et de la Palestine
Pour sa dernière création, Marina Otero signe une pièce bouleversante. Elle nous plonge dans un théâtre physique et irrévérencieux qui se rebelle contre l'injustice, non sans humour ni cynisme. Sans mâcher ses mots, elle mêle l'intime au politique et confronte l'amour à l'Histoire.
De la rencontre amoureuse à l’amour contrarié, l’artiste argentine interroge le colonialisme, la culpabilité et la nécessité de remettre en cause ce qui habite en elle : son regard occidentalisé, ses illusions de réparation et sa soif de sauver l’autre.
Tout commence par un projet de sauvetage mutuel. Confrontée à la solitude, Marina Otero entreprend un voyage à Tanger avec l’idée de secourir un homme en l’épousant, et en lui donnant des papiers et une vie en Europe. De cette histoire, elle aspire à créer une œuvre d’autofiction ; mais sa rencontre avec Ayoub bouleverse tout. L’idée abstraite d’un projet de salut mutuel se brise au contact du réel et laisse place à un spectacle où l’histoire intime se double d’une dénonciation sociale radicale.
Marina Otero choisit de nommer son spectacle AYOUB, prénom très répandu dans le monde islamique et porté par des centaines d’enfants tués par l’État sioniste d’Israël à Gaza. AYOUB devient ainsi le symbole d’une réalité marquée par la violence et la souffrance en Palestine, établissant un parallèle entre histoire personnelle et tragédie collective.






























