
« Après moi, le déluge » du Ballet national de Marseille - (LA)HORDE
samedi 5 septembre · 15h00Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt
« Après moi, le déluge » résonne comme une devise que chaque génération semble incarner : la croyance persistante que le monde s’achève avec elle. La danse devient alors un moyen de transgresser ce destin funèbre, d’y apporter de la joie face au cynisme d’une société malade sous le poids des crises. Mais gare aux monstres qui hantent nos humanités et nos vies. (Public jeunes et adultes.)
Avec Après moi, le déluge , il s’agit de la troisième création pour le prestigieux Ballet national de Marseille, qu’iel dirige depuis 2019. Cette immense fresque réunit une quinzaine d’interprètes pris dans un tourbillon chorégraphique et musical. « Renverser ciel et terre », vous connaissez l’expression ? Et « Après nous le déluge » ? aussi ? C’est ce qui se passe ici. Les danseurs et danseuses creusent le sol, le renversent, ce qui était plancher devient plafond. Un nouvel espace apparaît, traversé par des images d’apocalypse. En une question, la pièce nous alerte : que faire lorsque notre monde vacille. Après moi, le déluge s’inscrit dans le paysage de création de (LA)HORDE qui se passionne pour les communautés et toutes les formes de soulèvement, par exemple, les raves de Room with a View et les avatars dans Age of Content . (LA)HORDE vise ici la figure du lanceur d’alerte, du hacker ou du « monstre » contemporain. Avec (LA)HORDE , impossible de rester sagement assis sur votre siège. La musique y tient une place aussi importante que le mouvement. Portée par la musique originale de Pierre Aviat, la pièce est une déclaration d’amour à toutes les danses où l’union fait force. Face à la morosité de l’époque, Après moi, le déluge nous relève, dans un grand élan d’énergie, commune, ensemble, tous et toutes ensemble. Amélie Blaustein-Niddam Durée : 1h15 Catégorie : création





