
Le Cid
Samstag 16 Januar · 20:30
Bis 23:00
18 Bd Saint-Martin, 75010 Paris
Denis Podalydès met en scène Le Cid de Corneille : une fresque d’honneur et de passion où l’amour se heurte au devoir, dans toute la splendeur du théâtre classique.
Un soufflet déclenche tout : Don Gomès gifle Don Diègue. Pour laver l’affront, Rodrigue provoque en duel le père de Chimène… et le tue. Celle qu’il devait épouser devient orpheline et réclame justice au roi, malgré l’amour qui la lie encore à lui. Le Cid, c'est la tragédie de l'honneur avant le coeur.
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« La Comédie-Française dans toute sa majesté. »
Comme je l'attendais, ce Cid . Entre la hype de Benjamin Lavernhe, encore augmentée par sa récente prestation aux Césars, la prestance mythique de cette pièce , pas si souvent montée, et le label Comédie-Française apposé dessus, c'est comme si mon attente s'en trouvait triplée. Ajoutez à ça tous les articles dithyrambiques qu'on voit pleuvoir autour du spectacle, et la quête désespérée des spectateurs n'ayant pas eu de places alors qu'il affiche complet depuis des mois : on s'en voudrait presque d'être déçus. Mais ne vous inquiétez pas : je ne vous ferai pas cet affront. Comme tout le monde, j'ai adoré ce spectacle. J'ai un moyen très simple pour vous donner une idée de ce Cid si vous hésitez encore - et qu'il reste des places. Pensez à la première image qui vous est venue la première fois qu'on vous a parlé de la Comédie-Française. Aux grands spectacles, aux grands classiques, aux grands décors, aux grands acteurs. Comme un alignement des planètes de la majesté. Pour moi, cette version du Cid , c'est ça. Et ce n'est absolument pas un reproche : cette esthétique majestueuse sied parfaitement au Cid ; je dirais même qu'il a tendance à la convoquer. Le travail de Denis Podalydès est incroyable. Il a réussi à passer au-delà de tout ce qu'on a comme souvenirs de collège et autres idées accolées au Cid pour nous faire entrer dans sa version. En témoigne cette incroyable tirade des Maures - Nous partîmes cinq cents... - un vers qui appartient à tout le monde avant même d'être prononcé. Et c'est précisément là qu'il nous échappe : Podalydès le sort de notre mémoire pour le mettre ailleurs. La trouvaille scénique est simple et absolument parfaite ; je parlais de majesté en début de critique, on en atteint ici le point culminant. La scénographie d'Éric Ruf y est pour beaucoup : costumes et décors s'accordent dans un équilibre superbe sur le plateau. Le tout semble plus tenir du tableau que du décor. Et puis il y a l'honneur. Notion délicate, un peu effritée par les siècles,




