
Grimal et Ravel
David Grimal dirige l’Orchestre National de Lille dans un programme Ravel Stravinsky Enesco et Mozart
Sans baguette mais avec son seul violon, David Grimal dirige l’Orchestre National de Lille et nous donne à entendre un programme qui fait la part belle à son instrument, mais aussi à l’orchestre, avec deux œuvres légendaires et l’une des symphonies les plus héroïques de Mozart.
Rappelant la musique baroque d’un Lully mis au goût du XXe siècle, le ballet Apollon Musagète d’Igor Stravinsky, composé en 1928, se réfère à Apollon, le dieu des arts dans la mythologie grecque.
C’est en écoutant la violoniste anglaise d’origine hongroise Jelly d’Arányi jouer des airs traditionnels d’Europe de l’Est, après un concert donné à Londres en 1922, que Maurice Ravel eut l’idée de composer pour elle une pièce rendant hommage à son jeu envoûtant et à la musique de son pays. Pour la petite-nièce de Joseph Joachim, le violoniste à l’origine des Danses hongroises de Brahms, Ravel écrit Tzigane, une pièce qu’il qualifie de « virtuose dans le style d’une rhapsodie hongroise ».
Figure majeure de la musique roumaine du 20ème siècle, Georges Enesco déploie dans Pastorale, Menuet triste et Nocturne une écriture délicate mêlant élégance française, nostalgie et couleurs populaires.
Hormis la Symphonie n°40, également en sol mineur, la Symphonie n°25 est l’unique symphonie que Mozart compose dans ce mode, indice de la force expressive de l’œuvre, d’un tempérament aussi héroïque que tragique.























