
Dormir comme le soleil
Installation textile d’Adrien Vescovi investissant la chapelle et les coursives de la Vieille Charité pour une déambulation poétique
En 2026, les Musées de Marseille invitent l’artiste Adrien Vescovi à investir le Centre de la Vieille Charité. Pour la chapelle, ainsi que pour l’ensemble des coursives du site, l’artiste conçoit une installation inédite à l’échelle du monument dessiné par Pierre Puget au 17e siècle, et qui s’inspire de ce lieu d’exception. Commissariat - Laëtitia OLIVIER, responsable des expositions, Musées de Marseille Après Laure Prouvost en 2025, les Musées de Marseille renouvellent leur soutien à la création artistique contemporaine en invitant un artiste à s’emparer du Centre de la Vieille Charité pour y créer une oeuvre inédite, en dialogue avec ce cadre historique et majestueux. En 2026, en appui à la scène marseillaise et méditerranéenne, ils invitent l’artiste Adrien Vescovi, installé à Marseille, à investir non seulement la chapelle, mais aussi les coursives de l’ancien hospice sur ses différents niveaux, dans un temps de travail et d’exposition s’inscrivant volontairement dans la durée. Dans l’écrin de la Vieille Charité, jouant avec sa chapelle, ses coursives et les ombres, Adrien Vescovi imagine une installation pensée comme une invitation à la déambulation. Oeuvre mouvante, délicate et poétique, elle reliera les espaces et les regards, tissant un lien sensible entre l’architecture méditerranéenne du lieu et la création contemporaine. L’oeuvre d’Adrien s’appuie sur une pratique textile, qui explore les résonances du geste artisanal. Chez lui, couture, teinture et matériaux modestes deviennent les porteurs d’une mémoire plurielle, qui fait aussi écho aux ateliers qui jalonnent depuis toujours les rivages méditerranéens. Au coeur de son travail, le tissu – et plus précisément le drap ancien : élément malléable, témoin du quotidien, territoire d’archives silencieuses. Qu’il soit marqué par le temps, imprégné de pigments naturels ou façonné par l’artiste, il accumule les empreintes – celles du passé jusqu’à celles, accidentelles, de sa présentation actuelle. Entre intime et dévoilement, il porte en lui la fragilité des vies humaines autant que la force des gestes qui les accompagnent. Cette installation s’offrira à tous comme une expérience multiple : perception immédiate d’un dialogue avec l’architecture, sensibilité des matières, poésie plus secrète de strates temporelles qui se superposent. Dans le dialogue profond qu’elle entretiendra avec l’histoire de la Charité, elle proposera au visiteur une traversée, une suspension. Un temps pour éprouver la vibration discrète de la mémoire dans les fibres mêmes de notre monde.
Auch im Centre de la Vieille Charité
1In der Nähe

PHOTO KEGHAM DE GAZA : UNE ARCHIVE INACHEVABLE

Photographier le patrimoine du Liban, 1864-1970

Images voyageuses

L'Utopiste Cyclable — expo photo

Nouveau parcours des collections modernes et contemporaines

JOUER LA MONTRE - Exposition personnelle de Mona BENYAMIN

Les rêves n’ont pas de titre الأحلام لا تحمل عناوين







